jeudi 29 mai 2014

Pas son genre



Pas son genre


Réalisateur : Lucas Belvaux


Résumé

Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C'est alors qu'il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?







Lorsque le film a commencé, tout était en place pour me déplaire : un générique pesant et long sur fond noir, un jeu d'acteur à la française, rempli de "oui" et de "non" sans aucune saveur.


Et puis Clément rencontre Jennifer, prononcez-le à l'anglaise, c'est anglo-saxon. À partir de ce moment, tout va changer pour les acteurs et pour le spectateur.


Le film est là pour bien plus qu'il n'y prétend. La philosophie est loin et proche. On peut y voir une réflexion ou une simple histoire d'amour qui n'a aucune chance.
Tout le monde peut aller le voir. Les intellectuels y trouveront les références les plus classiques de la pensée philosophique pendant que les ménagères y verront un bel homme et une belle femme se séduire comme dans les plus beaux Romans de Musso.

Et il est marrant de constater avec quel brio le film se met en abîme en permanence : lors des lectures, des sorties cinéma ou au restaurant. La culture est partout et nulle part. Un film avec Jennifer Aniston est alors comparé sans concurrence déloyale avec un ouvrage de Kant. Une sortie pour un karaoké est à armes égales avec la cinquième rencontre de philosophie allemande. Et ça, c'est beau. C'est là qu'est la force du film. Il enseigne, il soutient, il donne à voir sans prétention et pourtant on peut y trouver matière à réfléchir facilement.


Pas son genre est donc bien plus qu'une énième comédie romantique à la française. Bravo, tout simplement.

David


FIILM : à partir de 15 ans
DISTRIBUTEUR : Diaphana
DATE DE SORTIE : 30 avril 2014
DUREE : 1h50 min

3 commentaires:

  1. Aaaaaahhhh, tu me donnes envie de le voir, comme si j'avais le temps ! Superbe chronique ! (sache que je ne suis pas la ménagère...)

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    1. La chronique est très bien. Le problème de David c'est qu'il donne envie de voir tous les films qu'il critique.
      Carole t'es pas la ménagère y a le "na" en trop dans ce mot pour toi :p

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    2. Eh ben voilà la preuve que je suis la mal-aimée, la maltraitée, la malhonnête, la malpolie... oups, je me suis trompée à un endroit :p

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