jeudi 26 février 2015

"100000 canards par un doux soir d'orage" de Thomas Carreras

100000 Canards par un doux soir d'orage

Auteur : Thomas Carreras


Résumé :


Anatidaephobia (n.f) : Peur panique à l’idée d’être observé, où que l’on se trouve, par un ou des canards.

Quand Ginger, globe-trotteuse américaine de 19 ans, débarque à Merrywaters – le bled le plus paumé d’Angleterre – pour participer à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu’ils commenceront à l’espionner. Ni qu’ils représenteront, peut-être, un danger mortel. 
LA SUITE ? AH NON, C’EST TOUT, ON NE VOUS DIT PLUS RIEN ! 

Sachez seulement qu’aucun canard n’a été blessé pendant l’écriture de ce livre.






Avis :

Ginger débarque des states à Merrywaters, un petit village perdu dans la campagne britannique, réputé pour un festival de musique. D'ailleurs, la demoiselle à fort caractère vient à cette occasion, avec quinze jours d'avance. Elle se crée une opportunité d'emploi dans le pub local. Elle sympathise rapidement avec Eilenne, la fille du propriétaire, mais le frère de celle-ci ne paraît guère raffoler de l'Américaine.

Cette dernière se fait assommer aux abords du lieu du Nightfest dans la semaine qui suit son arrivée en Angleterre. Dès lors, elle a la désagréable sensation que les canards l'observent d'une étrange manière, avec colère et haine. Dans l'esprit de la jeune femme, ce sentiment se développe au point de se muer en psychose, et les évènements ne l'amènent pas forcément à penser différemment. Mais hallucine-t-elle ? Pour elle, les anatidés sont dangereux, malheureusement personne ne semble la croire. Qui détient la vérité ?

Je vous le dirais bien, mais le Grand Coin me couaquerait si je l'ouvrais. Donc couaquement et couac fermé.

Thomas Carreras nous propose un titre détonnant et d'une drôlerie imparable, le tout teinté d'inquiétude. Durant toute la première partie, la psychose de Ginger devient nôtre et par la suite l'angoisse quant à l'avenir des personnages nous obnubile.

L'auteur s'est amusé en insérant dans son roman des grandes stars de la musique, Nightfest oblige. Nous croiserons alors Stevie Wonder, Mike Jagger et même les Village People. Bon, il ne faut pas se mentir, ces vedettes sont complètement allumées, trop parfois.
Le premier quart se lit d'une traite et l'on se sent de plus en plus oppressé par la hantise grandissante de Ginger et ce qu'elle voit. J'ai apprécié l'amitié qui se façonne entre l'Américaine et Eilenne, une fanatique du fantastique qui dissocie ce qui se déroule dans les livres ou films de la réalité.

Concernant la deuxième partie, j'ai eu un peu plus de mal, juste au démarrage, le temps de reprendre son souffle. Cependant, une fois cet instant de flottement franchi, on ne lâche plus le bouquin qui vire au roman de zombies… enfin sans morts-vivants quand même… parce que bon, on le sait, les zombies n'existent pas.

J'ai passé un excellent moment, de par l'histoire et l'imagination débridée de l'auteur notamment avec son humour désopilant. En prime, un aspect écologique qui est bien pensé.

Soyons francs, la couverture attire irrémédiablement l'oeil, elle est flashy à souhait et ne donne pas tellement le ton sur le récit qu'elle renferme.

Foncez dans votre librairie préférée et dévorez cet ouvrage. Même si pour certains ce livre paraîtra, un peu brouillon, surtout la seconde partie, en cause ses nombreux points de vue, mais ces changements aident à nous déboussoler et j'ai trouvé ça génial.

Thomas Carreras est un auteur à suivre qui n'a que 21 ans et déjà une plume fluide, pleine de joyeusetés, une imagination débordante loufoque et déjantée. Je le déteste !

Fred
 En cadeau : la bande-son


Titre : 100000 canards par un doux soir d'orage
Auteur : Thomas Carreras
Editions / Collection : Sarbacane / Exprim'
Date de parution : 7 janvier 2015
Pages : 312
EAN : 9782848657578
Prix : 16 €

1 commentaire:

  1. Bizarrement, plus ça va et plus c'est toi que je déteste ! 3:) T'as intérêt à ne pas l'oublier cet été ou je te plume !

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