lundi 14 juillet 2014

"Blanche comme le lait, rouge comme le sang" d’Alessandro D’Avenia

BLANCHE COMME LE LAIT, ROUGE COMME LE SANG

Auteur : Alessandro D’Avenia

 
Résumé :
 
Leo est un adolescent de seize ans comme tant d’autres : il aime ses copains, le foot, les virées en scooter, et vit en symbiose parfaite avec son iPod. Les heures de cours sont pour lui une torture, et les professeurs constituent « une espèce protégée qui, on l’espère, s’éteindra définitivement ». Ainsi, lorsque se présente un nouveau remplaçant d’histoire et de philo, il n'en attend rien de bon. Mais le jeune professeur est différent : une lumière brille dans ses yeux quand il explique, quand il incite les élèves à vivre intensément, à poursuivre un rêve.
Leo sent en lui la force d’un lion, mais il a un ennemi effrayant : le blanc. Le blanc, c’est l’absence ; dans sa vie, tout ce qui concerne la privation et la perte est blanc. Le rouge, en revanche, est la couleur de l’amour, de la passion, du sang. Les cheveux de Beatrice sont roux. Oui, car Leo a un rêve qui se nomme Beatrice, même si elle l’ignore encore. Leo a aussi une réalité, plus proche et, comme toutes les présences proches, difficile à distinguer : son amie Silvia. Leo découvre que Beatrice est malade et que sa maladie est en rapport avec ce blanc qui l’effraie tant. Il lui faudra creuser en lui, saigner et renaître pour comprendre que les rêves ne peuvent pas mourir et trouver le courage de croire en quelque chose de plus grand.
 
Se fondant sur une relecture moderne et vitale de la grande tradition classique, D’Avenia s’allie avec le jeune professeur de lycée - métier de l’auteur - pour offrir énergiquement au lecteur plus ou moins jeune des réponses qui, comme toutes les réponses vraies, ne se veulent pas définitives, mais ne sont ni hésitantes ni résignées.
 
 
 

 
Avis :
 
Leo, 16 ans, voit son environnement principalement en blanc (vide, néant, sans but). Mais cela serait sans compter sur l’apparition de la belle et voluptueuse Beatrice qui n’est que rouge (passion, amour).
Un « minable » remplaçant d’histoire et philosophie, surnommé le « Rêveur », lui apprendra à atteindre ses rêves, afin de les réaliser, aussi bien dans le bonheur que dans la douleur.
 
La vie d’un adolescent paraît-elle aussi paisible que peuvent le penser les adultes ? Les sentiments sont-ils plus forts que la maladie ? Comment déclarer cet amour impossible ? Léo, arrivera-t-il à se construire ?
 
Leo, le narrateur, va être confronté à la dure réalité de la vie, le passage de l’enfance à l’âge adulte.
La souffrance n’a pas d’âge lorsqu’elle décide d’envelopper par une leucémie sa chère et tendre Bea.
Heureusement, il sera épaulé et soutenu par ses amis, Niko et Silvia. Parfois sous l’amitié se dissimule l’amour.
 
Au fur et à mesure des pages, les phrases frappent, percutent, claquent comme un cœur qui bat et n’aspire qu’à l’amour, qu’à la vie…
 
Certes, c’est une romance mais pas que, ce livre apporte aussi par sa philosophie (ne pas confondre avec moralisateur) grâce au charmant « Rêveur » une voie, un espoir, un but.
On tomberait facilement amoureux de ce professeur s’il existait en vrai (il serait à moi, pardon je m’emporte).
 
Impressionnant, je me suis identifiée dans les réflexions rebelles de Leo durant ma jeunesse, dans l’importance des études, du travail de professeur, le monde des adultes… sacrée baffe d’adolescence ! (quoi suis toute jeune ou presque !)
 
Alexandro D’Avenia a une magnifique plume qui permet de vivre son histoire et pas uniquement de la lire. Les émotions sont réelles et finement décrites.
 
Ce roman bouleversant et époustouflant avec une jolie touche d’humour est pour vous, si vous n’avez pas peur de ressembler à un hamster (yeux gonflés) !
Équipez-vous juste d’un paquet de mouchoirs pour les larmes de joie et de tristesse.
 
J’en suis la première étonnée, car le résumé et la couverture ne m’avaient point emballée, mais l’insistance d’une amie (couteau sous la gorge) m’y a collée et je ne peux qu’en toute sincérité vous recommander vivement cette sublime lecture, inoubliable pour ma part !
 
Satrape
 
Roman : à partir de 14 ans
Editions : JC Lattès                                         Lgf
Collection : Romans étrangers                        Ldp, numéro 32811
Date de parution : 05/10/2011                         03/01/2013
Pages : 270                                                     283 pages
Prix : 18,30 euros                                            6,60 euros
ISBN : 978-2709635196                                  978-2253164593

2 commentaires:

  1. Ce livre fut un coup de coeur pour moi, je l'ai tout simplement adoré !!!

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    1. Merci Anne Sophie <3 Ravie que nous ayons eu le même ressenti, c'est une pure merveille !

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